12/09/10

"Histoire de la philosophie politique" (1963) par L. Strauss, J. Cropsey

Histoire de la philosophie politique, sous la direction de Leo Strauss, Joseph Cropsey, Paris, Presses Universitaires de France - P.U.F. (Collection : Quadrige), 2010, 1076 p. [ISBN : 978-2-13-057691-4]

Présentation par l'éditeur.
L' Histoire de la philosophie politique de Leo Strauss et Joseph Cropsey est apparue dès sa première édition en 1963 comme une introduction sans égale aux philosophes les plus importants de la tradition occidentale depuis l'Antiquité grecque jusqu'au XXe siècle. Ecrit par des spécialistes reconnus, ce volume a constitué depuis un modèle du genre.
Trop de discours contemporains ont prétendu juger des oeuvres du passé en supposant, explicitement ou implicitement, consciemment ou inconsciemment, que les oeuvres du présent sont plus vraies que celles du passé, ou que le point de vue de l'historien d'aujourd'hui est d'une certaine manière supérieur à celui de l'écrivain du passé sur lequel il se penche. L'enseignement de Leo Strauss va en sens inverse : au lieu de cultiver cette prétention typiquement moderne, il nous pousse à rechercher le sens originel, perdu ou oublié, des textes de la philosophie politique. C'est cette exigence qui est ici mise en oeuvre à l'échelle de toute l'histoire de la philosophie politique depuis Thucydide jusqu'à Heidegger. Et cette perspective modifie profondément les interprétations couramment acceptées de ces textes. En outre, en faisant l'hypothèse, quelque part scandaleuse, ou « immorale » pour nous, selon laquelle le sens profond d'un écrit n'est pas nécessairement explicite, il stimule vigoureusement la vigilance intellectuelle du lecteur, l'oblige à penser avec un sérieux et une exigence renouvelés. Et, paradoxe peut-être, derrière ce travail d'érudition immense, c'est la passion de la vérité, le sens de l'homme au sens le plus élevé qui transparaissent. Il s'agit peut-être tout simplement de la remise en oeuvre d'une manière classique de faire de la philosophie. Leo Strauss aurait sans doute simplement parlé d'une manière socratique.
Les auteurs de ce volume cherchent à pousser le lecteur à comprendre l'oeuvre de chaque philosophe comme il la comprenait lui-même et non pas en premier lieu comme un fait d'histoire intellectuelle ou sociale. Les éditeurs soulignent que les interprétations proposées dans ce volume ne cherchent aucunement à remplacer la lecture soigneuse des textes examinés. Elles visent plutôt à pousser le lecteur à se plonger dans les textes en question et à les méditer.

02/09/10

"Histoire des institutions publiques de la France" de Pierre Villard

Pierre Villard, Histoire des institutions publiques de la France de 1789 à nos jours. Des réformes à la Révolution (1749-1789), la Révolution (1789-1799), le Consulat et l'Empire (1799-1815), l'évolution de 1815 à nos jours, 9e édition, Paris, Dalloz (Collection : Mémentos Droit public), 2010, 230 p. [ISBN : 978-2-247-08897-3]

Présentation par l'éditeur. Ce Mémento a pour objet l'étude des évolutions des institutions publiques en France depuis deux siècles, suivant un plan chronologique.
Deux grandes dates permettent de définir l'apport dominant de chaque période : les principes sous la Révolution (1789-1799) et la réorganisation de la technique administrative sous le Consulat et l'Empire (1799-1815). Sont ensuite traités, pour la période de 1815 à nos jours, l'érosion très lente et les modifications partielles de la synthèse autoritaire de Napoléon, ainsi que les changements récents et profonds de nos institutions qui sont la conséquence de la construction d'un droit supranational dans l'Union européenne.
Le lien marqué entre le passé et les règles et institutions contemporaines permet de saisir les fondements de notre droit actuel.
Cet ouvrage s'adresse aux étudiants recherchant une introduction concise et précise à l'histoire des institutions françaises. Il intéressera aussi les candidats aux concours dont les programmes comportent des épreuves relatives à cet enseignement.

"Histoire du droit" (Que sais-je? n. 2838) de Jean-Marie Carbasse

Histoire du droit, 2e édition, Jean-Marie Carbasse, Presses Universitaires de France (Collection : Que sais-je ? - n. 3828 Droit - Politique), 2010, 128 p. [ISBN : 978-2-13-058516-9]

Présentation par l'éditeur. Au commencement, le droit est dit – dicté – par les dieux, ou par Dieu. Nul ne peut s'écarter du Texte : rien ne peut le changer, toute discussion est impossible. Il n'y a pas de place pour une histoire.
Celle-ci ne devient possible que lorsque le droit se fait, au moins en partie, humain et qu'il s'inscrit dans le temps des hommes. C'est ce qui advient, pour la première fois sans doute, en Grèce et à Nome. Rome lègue un droit déjà très riche et qui n'a cessé de s'enrichir depuis, selon des modalités diverses.
En retraçant l'histoire du droit, cet ouvrage nous invite à comprendre l'historicité de nos normes juridiques.

"Hans Kelsen. Forme du droit et politique de l'autonomie" dirigé par O. Jouanjan

Olivier Jouanjan, Hans Kelsen. Forme du droit et politique de l'autonomie, Paris, Presses Universitaires de France (Collection : Débats philosophiques), 2010, 222 p. [ISBN : 978-2-13-057073-8]

Présentation par l'éditeur: Hans Kelsen (1881-1973) est sans conteste l'un des plus grands juristes du XXe siècle. Assumant pleinement un formalisme radical, son nom est associé à la théorie pure du droit qui doit s'entendre comme une entreprise de critique - au sens kantien - du savoir juridique et donc comme une réflexion sur les conditions de possibilités d'une véritable science du droit. L'ouvrage s'attache notamment à déterminer les enjeux et difficultés attachés à la dynamique juridique qui constitue ta perspective centrale autour de laquelle se construit la théorie kelsénienne. Un autre aspect capital de la pensée de Kelsen tient en sa théorie politique et, notamment, sa théorie de la démocratie. En explorant l'épistémologie de Kelsen ainsi que sa conception de la démocratie, ce livre cherche à comprendre comment s'attachent, par un lien intime et profond, dans la trame même de la théorie pure, formalisme juridique et politique de l'autonomie, c'est-à-dire ce que l'on pourrait appeler la problématique de Hans Kelsen.
Avec les contributions de Carlos-Miguel Herrera, Matthias Jestaedt, Oliver Lepsius, Christoph Schönberger, Alexander Somek et Olivier Jouanjan.

01/09/10

"Consentement des populations, plébiscites" Nice-Chambéry 27 sept.-1er oct.

Laboratoire ERMES (Centre d’histoire du droit Maryse Carlin) - Université de Nice Sophia-Antipolis Laboratoire CDPPOC - Université de Savoie
"Programme de Recherche sur les Institutions et le Droit des Anciens Etats de Savoie"

COLLOQUE INTERNATIONAL

Consentement des populations, plébiscites et changements de souveraineté en Europe occidentale de la Révolution au lendemain de la première guerre mondiale

Nice 27 et 28 septembre 2010 et Chambéry 30 septembre et 1er octobre 2010

Programme (mis à jour)

27/08/10

"Histoire du droit privé (XVIe-XXIe siècle)", de David Deroussin

David Deroussin, Histoire du droit privé (XVIe-XXIe siècle), Paris, Ellipses (Collection : Universités - Droit), 2010, 460 p. [ISBN : 978-2-7298-6071-4]
Présentation par l'éditeur. Conçue autant pour ceux qui s'intéressent au passé du droit que ceux qui s'interrogent sur son avenir, cette Histoire du droit privé, après avoir posé le concept juridique de personne, expose, sans négliger les apports romains ou médiévaux, les fondements et l'organisation des rapports familiaux personnels : formation de la famille ; affirmation puis déclin de la légitimité, longtemps conçue comme la clé d'accès au patrimoine familial ; exercice du pouvoir entre époux et sur les enfants. Hérités de l'Ancien Droit, ils ne sont pas mis en cause par la promulgation du Code civil en 1804, malgré l'expérience révolutionnaire, alors que la IIIe République ouvre la voie à leur socialisation et judiciarisation ; voie que l'évolution la plus récente, souvent décrite comme un processus de contractualisation de la famille, pourrait, à terme, fermer en soulevant la question cruciale de la fonction du Droit et de sa valeur prescriptive : le droit de la famille, qui a perdu sa fonction socialement discriminante depuis l'abandon de la distinction des filiations naturelle et légitime, sera-t-il ravalé au rang de simple auxiliaire de la volonté individuelle ?
Cet ouvrage explore ensuite le monde de l'avoir, les relations de l'individu aux choses et à son patrimoine, y compris le droit des obligations, où 1804 apparaît au contraire plus clairement comme une césure, avant celle du tournant des XIXe et XXe siècles.
Par ses références à la jurisprudence, à la doctrine et aux projets de codes (ceux de la Révolution ou d'après la Libération), cette Histoire espère donner une image vivante et contrastée de la formation du droit français contemporain et inscrire des tendances apparemment nouvelles (prise en compte de l'intérêt de l'enfant, consécration de la famille naturelle par exemple) dans la longue durée.

"La loi" de Jean-Claude Bécane, Michel Couderc, Jean-Louis Herin

Jean-Claude Bécane, Michel Couderc, Jean-Louis Herin, La loi, 2e édition, Paris, Dalloz (Collection : Méthodes du droit), 2010, 270 p. [ISBN : 978-2-247-08761-7]

Présentation par l'éditeur. Depuis la Révolution de 1789, le légicentrisme est une passion française. Mais cet amour de la Loi s'est accompagné au cours des dernières décennies d'une sévère contestation de la législation contemporaine. La critique des « déclinologues » a eu le mérite de pointer les malfaçons législatives dangereuses pour la sécurité juridique.
Si la critique est aisée, l'art législatif l'est moins. Il n'existe pas de mesure objective de la qualité de la loi. Composite, elle recouvre des activités et des domaines de plus en plus nombreux et variés. C'est d'abord la réalité qui est complexe : elle lance un défi au légiste-technicien mais surtout au législateur politique. « Expression de la volonté générale », la loi est, en dernière instance, le résultat de la délibération des représentants élus de la Nation. La « bonne loi » est celle qui aura été discutée dans des conditions incontestables de clarté et de sincérité, afin d'être comprise et acceptée dans toute sa légitimité par le citoyen. Dépassant le stade de la critique systématique, cet ouvrage qui prend en compte les évolutions de ces dernières années se propose de replacer la loi dans sa continuité historique, d'analyser les contraintes institutionnelles et sociétales auxquelles est soumise sa formation progressive, de rendre compte de sa complexité à travers une écriture multiforme et une typologie éclectique et diversifiée.
Ce livre est le résultat du travail commun de trois observateurs et praticiens du travail législatif qui, par ailleurs, assurent ou ont assuré des enseignements à l'Institut d'études politiques de Paris, à l'École nationale de la Magistrature, à l'École nationale d'Administration ou à l'Université et publié divers articles de droit parlementaire ainsi que des études dans le domaine législatif.