Revue en ligne
20/05/10
"Criminocorpus, revue hypermédia"
Revue en ligne
Colloques de l'Institut Cujas et de l'Institut Dogma de Paris
19/05/10
"Grande robe et liberté. La magistrature ancienne et les institutions libérales" de E. Lemaire
Elina Lemaire, Grande robe et liberté. La magistrature ancienne et les institutions libérales, Paris, Presses Universitaires de France (Collection : Léviathan), 2010, 374 p. [ISBN : 978-2-13-056685-4]
Présentation par l'éditeur
Contrairement aux idées reçues, l'étude des doctrines des magistrats de la fin de l'Ancien Régime révèle une réflexion cohérente de la grande robe française sur la question des institutions libérales. Au sein du complexe des pensées libérales, ces doctrines se singularisent par leur attachement à une forme de libéralisme institutionnel et non individualiste dont le propos, à rebours des courants libéraux majoritaires, n'est pas l'élaboration d'une théorie politique fondée sur l'autonomie du sujet ou la définition des conditions d'émancipation de l'individu.
L'étude de sources diverses (remontrances principalement, mais aussi écrits personnels des magistrats ou des tenants des idées parlementaires) dévoile, avec les méthodes singulières des grands robins – héritiers, sur ce point, de la tradition humaniste –, leur culture juridique, leurs valeurs, leur savoir du politique, mais aussi leur attachement réel à la liberté et leur effort sans cesse renouvelé pour penser les conditions de l'existence de l'État modéré. À cet égard, il apparaît très vite que l'effectivité de la liberté telle qu'ils la conçoivent dépend de l'existence d'une diversité, à la fois institutionnelle et sociale, qui est, pour partie, pensée en termes d'inégalité. Mais si elles semblent, dans leurs écrits, assez largement liées aux structures et aux hiérarchies de la société française d'avant 1789, la liberté et les institutions libérales telles que les grands robins les pensent ne sont pas exclusivement réalisables dans le cadre du modèle aristocratique : les socles sur lesquels peut venir s'enraciner le jeu institutionnel à partir duquel se déploiera l'équilibre libéral sont multiples.
C'est là que réside la grande leçon du libéralisme institutionnel. Car ce qui importe n'est pas tant que les magistrats de l'ancienne France aient cru que la liberté ne pouvait exister sans noblesse ni Parlements, mais qu'ils aient vu que l'épanouisse-ment de la liberté était tributaire d'un pluralisme de vues exprimées par des institutions ordonnées de façon à prévenir la domination exclusive et durable de l'une d'entre elles. On ne saurait d'ailleurs exclure que les plus éclairés de ces hommes aient pu entrevoir un système de libéralisme des intérêts à la façon des pères fondateurs de la Constitution américaine, qui étaient leurs contemporains. Des éléments de continuité doctrinale permettent enfin de penser que les traditions libérales françaises du premier xixe siècle – au premier rang desquelles la tradition doctrinaire – ont, dans une certaine mesure, une dette à l'égard du monde de la robe ancienne : les doctrines parlementaires des Lumières constituent sans doute un moment dans l'histoire du libéralisme à la française, une étape dans l'élaboration historique d'un autre libéralisme.
11/05/10
"Le droit, de quelle nature?" sous la dir. de D. Rousseau et A. Viala
Le droit, de quelle nature?, sous la direction de Dominique Rousseau et Alexandre Viala, Paris, Montchrestien (Collection : Grands colloques), 2010, 224 p. [ISBN : 978-2-7076-1700-2]Chacun connaît la fable de la grenouille et du scorpion. À ce dernier qui lui demande de le prendre sur son dos pour lui faire traverser la rivière, la grenouille répond: « je ne suis pas folle, si j’accepte, tu me piqueras avec ton dard et je mourrais ». « Raisonne un peu, réplique le scorpion, si je te pique, tu coules et moi aussi ! ». Finalement convaincue, la grenouille donne son accord et, au milieu de la traversée, reçoit… la piqûre mortelle. « Mais pourquoi ? » lui lance la grenouille avant de sombrer. «Que veux-tu, lui crie le scorpion, je ne peux m’en empêcher, c’est ma nature ! ».
Cette fable illustre la position que la Nature est censée occuper dans la vie du monde et « suivre la nature » semble devenir l’impératif de l’époque contemporaine.
En économie, en philosophie, en littérature… De partout montent les discours reportant sur la Raison le malaise de et dans la modernité. Une Raison qui aurait eu la prétention de recréer, par la seule action de sa volonté, un monde artificiel construit sans prendre en compte voire contre l’ordre naturel des choses et qui, pour cette raison, aurait conduit le monde au chaos.
Le droit n’échappe pas à ce mouvement général. Si les jusnaturalistes assument évidemment le rapport fondateur et nécessaire du Droit à la Nature, les positivistes le rejettent mais y succombent parfois ou sont soupçonnés d’y succomber. Au point de s’interroger : le jusnaturalisme serait-il la condition obligée, assumée ou refoulée, de toute la communauté des juristes ? Quel rôle a-t-il aujourd’hui dans le droit des sciences de la vie, dans le droit international public, dans le droit constitutionnel ? Est-il possible de penser le Droit sans la Nature ? Mettre en débat ces questions, tel est le propos du colloque «Le Droit, de quelle Nature ? ».
LES INTERVENANTS : Olivier JOUANJAN, Étienne PICARD, Henri ATLAN, Xavier BIOY, Véronique CHAMPEIL-DESPLATS, Alexandre VIALA, Dominique ROUSSEAU, André-Jean ARNAUD.
"La pensée juridique" de Michel Virally
Michel Virally, La pensée juridique, Paris, Panthéon-Assas Paris II, 2010, 226 p. [ISBN : 978-2-913397-92-7]Charles Eisenmann, dans un compte-rendu critique de la Pensée juridique, publié dans la Revue de droit public en 1961, écrivait :
" On voudrait proclamer d'abord sans réserves, les rares qualités de l'ouvrage, qui en rendent la lecture très recommandable, en particulier pour ceux qui, jeunes ou juristes déjà formés, n'ont pas encore ou n'ont plus commerce très assidu avec la théorie ou la philosophie du droit. Ils prendront contact avec une pensée vivante et chaude, qui cherche avec ardeur, souplesse et agilité. " Les qualités qui ont conduit la Pensée juridique à être un des ouvrages de base de la formation théorique de toute une génération de juristes, celle des décennies 60-70, demeurent encore aujourd'hui intactes. C'est pourquoi il nous a paru souhaitable d'ouvrir la nouvelle collection des introuvables des éditions Panthéon-Assas par une réédition de l'ouvrage de Michel Virally.
10/05/10
Colloque "La dimension historique de la peine" Strasbourg 27-28 mai
LA DIMENSION HISTORIQUE DE LA PEINE :
27 – 28 mai 2010
STRASBOURG
Manifestation du Bicentenaire du Code pénal de 1810
organisation, renseignements, inscription des auditeurs :
yves.jeanclos@unistra.fr ; francois.Lormant@univ-nancy2.fr ; renaud.bueb@univ-fcomte.fr
Yves JEANCLOS, Faculté de Droit, Université de Strasbourg, BP 66, 67 045 STRASBOURG CEDEX
